Retour sur le Stage Wudang Taiji Jian 1 - L’épée du Taiji de Wudang -

Le taijiquan ne distingue pas le corps de ce qu’il met en mouvement.
L’épée n’est pas un ajout, mais une expression : l’épée du taiji prolonge la forme corporelle (Xing) comme le souffle (Qi) prolonge l’intention (Yi).
Elle n’est pas tenue : elle est habitée.
La main ne saisit pas la lame, elle en transmet l’origine ; le geste ne part pas de l’épaule ou du bras, mais du centre, du Dantian, puis se déploie jusqu’à la pointe, comme une onde qui ne se brise pas.
Ainsi, l’unité se manifeste :
unité du corps et de l’arme,
unité de l’interne et de l’externe,
unité du mouvement et du calme.
Dans la pratique, si l’épée est lourde, c’est que le corps est divisé. Si elle est légère, c’est que l’intention (Yi) circule sans obstacle.
La pointe devient alors l’expression de l’esprit (Shen), le mouvement devient écriture dans l’espace.
L’épée du taiji enseigne que ce n’est pas l’arme qui s’étend hors du corps, c’est le corps qui cesse d’avoir des limites.